
INTRODUCTION
Le leader mondial de la beauté, champion de la « Beauty Tech »
L’Oréal est le leader mondial de la beauté, son cœur de métier, son expertise et sa passion depuis 115 ans. En 2018, L’Oréal entame une nouvelle ère avec pour ambition d’inventer la beauté du futur grâce au potentiel des nouvelles technologies, introduisant le terme « Beauty Tech ».
Avec une rapidité et une ampleur sans précédent, la technologie a bouleversé les modes de vie et les interactions sociales, ouvrant de nouvelles opportunités à saisir. Pour s’adapter à ce nouveau paradigme, L’Oréal s’est fait le champion de la Beauty Tech, mettant en avant une beauté personnalisée, inclusive et responsable à grande échelle avec pour devise : « Beauty for Each, powered by Beauty Tech » (La beauté pour tous, avec la Beauty Tech). La convergence de la Beauty Tech et du digital s’exprime à travers tous les produits de beauté augmentés et appareils intelligents, le marketing augmenté, les services en ligne et hors ligne et les plateformes numériques, alimentés par les technologies de l’information et de la communication, les données et l’intelligence artificielle. L’entreprise s’engage à créer des solutions innovantes qui améliorent les expériences beauté et contribuent à forger un avenir où la beauté est inclusive, durable et répond aux divers besoins et préférences des individus à travers le monde.
Tech Accelerator est un département interne chargé d’agir comme catalyseur de l’innovation numérique chez L’Oréal. Il compte deux divisions : Services et Solutions. La division Services crée des produits pour les détaillants et les consommateurs. ModiFace fait partie de la division Services, par exemple. Leader mondial dans le domaine de l’essayage virtuel (VTO), ModiFace permet à ses clients d’essayer des centaines de nouveaux looks en quelques minutes grâce à la réalité virtuelle.
La division Solutions conçoit des produits qui aident le personnel de L’Oréal à être plus efficace et productif. Elle a ainsi créé un outil alimenté par l’IA pour faciliter le retrait de certains ingrédients des formules sans modifier l’efficacité, la texture ni l’odeur du produit.
« Nos applications doivent être rapides, performantes et capables de traiter d’énormes volumes de données de manière transparente », explique Moutia Khatiri, CTO de Tech Accelerator. « La tâche n’est pas facile, mais nous avons trouvé dans MongoDB Atlas la plateforme de base de données idéale pour y parvenir. »
LE DÉFI
Calculs complexes sur de vastes volumes de données, sans entraîner de latence
L’une des solutions internes nécessaires pour se connecter à de multiples sources de données et rechercher des corrélations afin de conseiller le personnel sur la manière de prendre des décisions métier plus efficaces. Cela implique de stocker de gros volumes de données tout en effectuant des calculs et des analyses en temps réel.
« Les utilisateurs font des simulations pour prévoir les résultats de différentes décisions opérationnelles, par exemple », explique Moutia. « Ce sont des calculs complexes qui nécessitent de récupérer et de restructurer de grandes quantités de données depuis notre entrepôt de données. L’ensemble du processus peut nécessiter 20 à 25 clics. Donc avec une latence, disons, de cinq secondes par clic, ce serait irréalisable.
Cette solution a été implémentée au-dessus d’une autre base de données NoSQL pour prendre en charge l’application, mais elle n’était pas assez puissante pour gérer le niveau de données requis pour les calculs. Ses fonctionnalités prêtes à l’emploi étaient également limitées, ce qui entravait les performances et l’agilité de mise en œuvre.
« La base de données n’ayant pas été conçue pour les calculs, nous avons dû effectuer de nombreux calculs basés sur du code dans le backend », explique Mia Nasr Khneisser, Lead Full-Stack Developer chez Tech Accelerator. « Nous avons fini par faire des calculs à l’aide de scripts plutôt que directement dans la base de données en ajoutant du code JavaScript, même pour les requêtes les plus simples. »
Cette approche n’était ni durable, ni évolutive. À mesure que l’application générait plus de données et élargissait sa portée, les performances continuaient de baisser.
« Or, ce que voient d’abord les utilisateurs, ce sont les dysfonctionnements. Ils n’ont que faire du pourquoi et du comment ; ils veulent juste que leurs applications fonctionnent », ajoute Mia. « Notre base de données n’était pas adaptée aux itérations à grande vitesse, et nous avons donc dû la remplacer rapidement. »


